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[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
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IIEFIKS E

« f'üil de religion : quand on est maitre de re*« cevoir dans un etat une non veile religion ou« de ne la pas recevoir, il ne faul pas Py elablir;<t quand eile y est dtablie, il faut la tolerer. »

On objecte a Panteur quil va averlir lesprinces idolAtres de fermer leurs etats a la re-ligion ehretienne: effeetivementeeslun secretquil a ete dire a löreille au roi de la Cochin-cliine. Comme cet argument a fourni malieiea beaucoup de declamations, jy ferai deux re-ponses. La premiere, eest que Panteur a ex-ceple nommement dans son livre la religionehretienne. Il a dit. au livre XXIV, chapitrepremier, ala fin: « La religion ehretienne, qui« ordonne aux hommes de saimer, veut saus« doute que cliaque peuple ait les meilleures«lois politiques et les meilleures lois civiles,« pareeqnelles sont, apres eile, le plus grand« bien que les hommes puissent donner et re-it cevoir-. » Si donc la religion ehretienne est lepremier bien et les lois politiques et civiles lesecond, il ny a point de lois politiques et ci-viles dans un etat qui puissent ou doivent yempecher lentree de la religion ehretienne.

Ma seconde reponse est que la religion dufiel me setablitpas par les niemes voies que lesreligions de la terre. Lisez Phisloire de Peglise,et vous verrezles prodiges de la religion ehre-tienne. A-t-elle resolu dentrer dans un pays?eile sait sen faire ouvrir les porles; tous lesInstruments sont bons pour cela: quelquefoisDieu veut se servilde quelquespeclieurs; quel-