DE L* ESPRIT DES I, OTS. 2ob
avoitdansla lete, il n’a pas critique celui del’auteur. Mais comment a-t-ou pu inanquerninsi le sujet et le but d’unouvrage qu’on avoitdevant lesyeux? Ceux qui auront quelqueslumieres verront du premier coup-d’oeil quecet Durra ge a pöur olijet les lois, les coutu-mes, et les divers usages de tous les peuplesde la terre. On peut dire que le sujet en estimmense, puisqu’il embrasse toutes les insti-tutions qui sont recues panni les liomnies ;puisque l’auteur distingue ces institutions ;qu’il examiuc celles qui conviennent le plus ala societe et ä ebaque societe; qu’il en eberebeForigine ; qu’il en deeouvre les eauses physi-ques et morales; qu'il examine celles qui ontnn degre de bonte par elles-memes, et cellesqui n’en ont aucun; que, de deux pratiquespernicb uses, il eberebe cclle qui Fest plus etcelle qui Fest nioins ; qu’il y discute celles quipeuvent a voir de bons effets ä un cer tain egard,et de mauvais dans un autre. Il a cru ses re-cliercbes utiles, parceque le bon sens consistebeaucoup ä connoitre les nuances des cboses.Or, dans un sujet aussi etendu, il a ete neces-saire de traiter de la religion; car, y ayant surla terre une religion vraie et une inlinite delausses, une religion envoyee du eicl et uneinfinite d’autres qui sont nees sur la terre, iln’a pu regarder toutes les religions fausses quetomme des institutions bumaines: ainsi il a dules examiner comme toutes les aulres instilu-lions bumaines. Et quant a la religion ebre-
JÜ.