DE L’ESPIUT DES LOIS. l8l)
« tourmenter sans cesse la misericorde par de« nouveaux crinies et de nouxelles expiations;« qu’inquicts sur les anciennes deltes, jamais« quittes envers le Seigneur, nous devons«craindre d’en conlracter de nouvelles, de« combler Ia mesure, et d’aller jusqu’au terme« ou la bonte paternelle finit. »
Dans le chapitre dix-neuvieme, a la fin,l'auteur, apres axoir fait sentir les abus de di-verses religions paiennes sur l’etat des airiesdans l’autre vie, dit: « Ce n’est pas assez pour« une religion.d’ctablir un dogrne, il laut en-« core qu’elle le dirige: c’est ce qu’a fait ad-« mirablement bien la religion chretienne a«l’cgard des dogmes dont nous parlons. Elle« nous fait esperer un etat que nous croyions ,« non pas ttn etat que nous sentions ou que«nous connoissions: tout, jusqu’ä la resur-« rection des corps, nous mene ä des idees spi-« rituelles .»
Et au chapitre xingt-sixieme, a la fin : « II« suit de lä qu’il est presque toujours conxe-« nable qu’une religion ait des dogmes parti-»culiers et un culte general. Dans les lois qui« concement les pratiques du culte il faut peu«dedetails; par exemple, des mortifications,« et non pas une certaine mortilication. Le« ehristianisme est plein de bon sens: l’absti-« nence est de droit dixin; mais une abstinence« particttliere est de droit de police, et onpeut«la changer. »
Au chapitre dernier, livre xingt-cinquieme:
Fsra. dks lois.- 5 . 17