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Simple se trouva hors d’etat de clis]iuter älme maisöii etrangere ses droits incontesta-blcs ä 1’empire ; et qu’enlin , du lenijis de IIu-gues Capet, la maison regnante , depoüilleede tous ses domaines, ne put pas ineme soute-nir la couronne.
La foiblesse d’esprit de Charles-le-Cbauvemit en France une egale foiblesse dans l’etat.Mais coinineLouis-le-Germanique, sonfrere,et quelques uns de ceux qui iui succederent eu-rent de plus grandes qualites, la force de leuretat se soutint plus long-temps.
Que dis-je ? peut-etre que l’liumeur flegma-tique, et, si j’ose le dire , l’immutabilite del’esprit de la nation allemande , resista pluslong- lemps que celui de la nation frahcaise acette disposition des cboses qui faisoit que lesfiefs, comine par une tendance naturelle, seperpetuoient dans les familles.
J’ajoute que le royaume d’Allemagne ne futpas devaste, etpour ainsi dire aneanti, commcle fut celui de France, par ce genre particulierde guerre que lui firent les Norniands et lesSarrasins. 1! y avoit moins de richesses en Al-lemagne, moins de villes asaccager, moins decot es a pareourir , plus de marais a franchir,plus de forets ä penctrer. Les princes , qui ne\irent pas ä chaque instant l’etat pret a tom-ber, eurent moins besoin de icurs vassaux,c’est-ä-dire en de|iendii’ent moins. Et ii y a ap-parenee que si les empercurs d’Alleniagne 11 ’a-voieut etc obliges de s'aller faire couronner a