LIVRE XXXI, CHAP. XXVIII. lfil
tcs qui menoienl les lionimcs libres ä la guerre,se trouverenl entre le roi et ses liommes libres;et la puissance se trouva encore reculee d’un(legre.
J II ya plus: il paroit, par les capitulaires ,que les coiutcs avoient des benefices attacbesä leurs comtes, et des vassaux sous cux(i).Quand les comtes furent liereditaires, ces vas-saux ducomlene furent plus les vassaux im-medials du roi; les benefices attacbes aux coin-tes ne furent plus les benefices du roi; les com-tes devinrent pluspuissants, parceque les vas-saux qu’ils avoient deja les mirent en etat de,’en jirocurer d’aulres.
Pourbien sentir raffoiblissement qui en ie-sulla' ä la fin de la seconde race, il n’y a qu’ävoir ce qui arriva au commeneement de la iroi-sieme, ou la mul tiplication des arriere-liefs mitles grands vassaux au desespoir.
C’etoit une couturne du royaume que quandlesaines avoient donne des partages ä leurs ca-dets ceux-ci en faisoientlioinmage ä Paine (a);de maniere <|ue le seigneur dominant ne les te-noit plus qu’en arriere-fief. Pbilippe-A ugusle,le duc de Bourgogne, les comtes de Nevers ,tle Boulogne, de Saint-Panl, de Dampierre,
(i) Le capitulaire III de Pau8i2,art. 7; et celuide I’an 81 5 , art. 6, sur les Espagnols; le recneil descapitulaires, liv.-V, art. 228 ; ct le capitulaire de1 au 869, art. 2 ; et celui de l’an 877 , art. 1 3 , edit.d<* Baluze.—‘(2) Coinir.e il paroit par Othou de t’ris-siague, des Gestes de Frederic, liv. II, eil. XXIX.