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[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
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137
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LIVRE XXXI, CHAP. XVIII. 137

seins, simple dans lexecutiori, personne nenta un plus baut degre lart de faire les plusgrandes clioses avec facilite , et les difficilesavec.promptitude. II parcouroit saus cesse sonvaste empjre, portant )a main jKir-tout ou ilalloit tomber. Les affaires renaissoient de tou-tes parts; il lesfinissoit de toutes parts. Jamaisprinee ne sut mieux braver les dangers; jamaisprince ne les sut mieux eviter; Il se joua detous les perils, et particulierement de ceuxqueprouvent presque toujours les grands con-querants ; je veux dire les conspirations. Ceprince prodi gieux etoit exlremement modere;son caractere etoit doux, ses manieres sim-ples; il aimoit a vivre 'avec les gens de sa cour.Il fut pcut-elre trop sensible au plaisir desfcnimes : mais un prince qui gouverna tou-jours par lui-meme, et qui passa sa vie dansles travaux, peut meriter plus dexcnses. Ilmit une regle admirable dans sa depense; ilfit valoir ses domaines avcc sagesse, avec at-tention, avec economie r un pere de famillcpourroit apprendre (i) dans ses lois ä gouver-ner sa maison. On voit dans ses capitulairesla souree pure et sacree dou il lira ses riclics-scs.Ienediraiplus quun mot: il ordonnoit (2)

( 1 ) Voyez le capitulalre de villis , ile l au Soo ;sou capitulalre II, He 1an 8i3, art. G et 19 ; el leliv. V des Mipitulaires, art. 3o3.( 2 ) Capitulalrede vilhs^ art. 3 9 . Yoyez tont cc capitulalre, quiest un chef-doDuvre de prudeuce, de boune admi-aistration, et decononiie.