LIVRE XXXI, CHAP. XVIII. 137
seins, simple dans l’executiori, personne n’enta un plus baut degre l’art de faire les plusgrandes clioses avec facilite , et les difficilesavec.promptitude. II parcouroit saus cesse sonvaste empjre, portant )a main jKir-tout ou ilalloit tomber. Les affaires renaissoient de tou-tes parts; il lesfinissoit de toutes parts. Jamaisprinee ne sut mieux braver les dangers; jamaisprince ne les sut mieux eviter; Il se joua detous les perils, et particulierement de ceuxqu’eprouvent presque toujours les grands con-querants ; je veux dire les conspirations. Ceprince prodi gieux etoit exlremement modere;son caractere etoit doux, ses manieres sim-ples; il aimoit a vivre 'avec les gens de sa cour.Il fut pcut-elre trop sensible au plaisir desfcnimes : mais un prince qui gouverna tou-jours par lui-meme, et qui passa sa vie dansles travaux, peut meriter plus d’excnses. Ilmit une regle admirable dans sa depense; ilfit valoir ses domaines avcc sagesse, avec at-tention, avec economie r un pere de famillcpourroit apprendre (i) dans ses lois ä gouver-ner sa maison. On voit dans ses capitulairesla souree pure et sacree d’ou il lira ses riclics-scs.Ienediraiplus qu’un mot: il ordonnoit (2)
( 1 ) Voyez le capitulalre de villis , ile l au Soo ;sou capitulalre II, He 1’an 8i3, art. G et 19 ; el leliv. V des Mipitulaires, art. 3o3.—( 2 ) Capitulalrede vilhs^ art. 3 9 . Yoyez tont cc capitulalre, quiest un chef-d’oDuvre de prudeuce, de boune admi-aistration, et d’econoniie.