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[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
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DE LESPRIT DES LOIS.

CIIAPITRE XYIII.

Charlemagne.

Charlemagne songea a tenir le pouvoirde la noblesse dans ses limites, et ä empeclierloppression du clerge et des hommes libres. IImit un tel temperament dans les ordres de le-tat, quils furent contrelialances, et quil restale maitre. Tont fut uni par la force de son ge-rne. II mena continuellement, la noblesse dex-pedition en expedilion ; il ne lui laissa pas lelemps de former des desseins, etloccupa toutentiere a suivre les siens.Lempire semaintintpar la grandeur du clief: le prince ctoit grand,lhomme letoit davantage. Les rois ses erxfantsfurent ses premiers sujets, les instruments deson pouvoir, et les modeles de lobeissance. 11fit dadmirables reglements; il fit plus, il les fitexecuter. Son genie se repandit sur toutes lesparties de lempire. On voit dans les lois de ceprince un esprit de prevoyance qui comprendtout, et une certaine force qui entralne tout.Les pretextes (i) pour eluder les devoirs sontötes, les negligences corrigees, les abus refor-mes ou pi'evenus. Il savoit punir; il savoitencore mieux pardonner. Vaste dans ses des-

(i) Yoyez sou capitulaire III, delan 811, p. 4S6,art. 1,2, 3 , 4, 5 , 6,7 , et 8 ; et le capitulaire I, del'an 812, p. 490, art. 1 ; et le capitulaire de la menteannce, p. 49 4 5 art. 9 et 11, el autrcs.