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[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
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I> E I. K SPRIT DES L.OIS-

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cable qu’elle n'etoit de sa natu re. D’un autrecote le rhrisl.ianisme ne devoit pas perir faulede ministres, de temples el d'instruclions (i).

Cela fit que Charlemagne elablit les dimes;nouveau genre de Inen qui. ent cel avantagcpour le elei'ge, qu’ctant singulieremenl donnea l’egiise, il fut plus aise dans la suite d’en rc-connoitre les usurpalions (a).

On a voulu donner a cet etablissement desdates bien plus reculees: mais les aulorites quel’on eite me semblenl etre des temoins contreceux qui les alleguent. La conslitulion (3) deCiotairedit seulement qu’on ne leveroit pointde cerlaines dimes ( 4 ) sur les biens de leglise:

(1) Dans les guerres civiles qui s’eleverent dutemps de Chavies-Martel., los biens de Peglise deHeims furent donnes aux laiques. On laissa lc clergcsubsister conunc il pourroit, cst-il Hit dans la vie desainfc lleiny. Surius, tome I, p. 9.79.—(2) Loi desLombards, liv. 111 , tit. III, §. 1 et •?..— ( 3 ) G’estedle dont j'ai taut parle au cliap. IV ci-dessus, queI'ou trouve dans l’editiou des capitulaires de Haluze,tome I, art. 11, p. 9.—(4) Agraria et pascuaria, veldecimas porcorum , ecclesia? couceclinins ; ita utaelor aut deeimator in rebus ecclcsicc nullns accedat.Le capitulaire de Cliarlemagne, de l’an 800, editionde paluze, «p. 336 , explique tres bien cc que e’etoitque eette sorte de dime dont Cloiairc exempte I’c-glise ; c’eloit le dixieme des cöcbous que Ton niet-toit dans les forets du roi pour engraisser: et Char-bmaguc veut que ses juges le paient conmie les au-tres, alin do donner Pcxemplc. On voit que c’eloitun droit seigneurial ou ecououtiquo.