120 T>E l’eSFRIT BES LOIS.
le-Chauve, parcequ’elle est tres propre ä nousfaire voir quei etoit, dans ees temps-!ä, 1 ('tatdes choses et la Situation des esprils. Ils di~sent (i) que « saint Eucher ayant etc ravi dans«le ciel, il vit Charles-Martel tourmente dans« l’enfer inferieur par l’ordredes saints qui doi-« vent assister avec Jesus-Christ au ju gement« dernier; qii’ilavoit ete eondamneäcette peine« avant le temps nouravoirdepouillelcs eglises« deleursbiens,etselrepar-larenducoupahlc« des poches de tous ceux qui les avoienl do-« tees; que le roi Pepin fit tcnir ä ce sujet un« concile; qu’il fit rendre aux eglises lout ce« qu’il put retirer des biens ecclesiastiques;« que, comme ii n’en put ravoir qu’une parlic« ä cause de ses demelcs avec Yaifre, duc d’A-« quitaine, il fit faire en faveur des eglises des« lettres precaires du resle ( 2 ), et regia que les« laiqnes paieroient une diine des biens qu’ils« tenoient des eglises, et douze deniers pour« chaque maison; que Charlemagne ne donna«point les biens de l’egiise; qu’il fit au con-« traire un capitulaire par lequel il s’engagea,
(1) Voye* l’edition de Baluie, tome II, avt. 7, p.109.—(2) Precaria quod precibus utendum conce-ditur, dit Cujas dans ses notes snr le liv. I des iiefs.
Je trouve dans un diplome du roi Pepin, date de latroisieme annee de son regne,que ee prince n’elablitpas le premier ces lettres precaires ; il en eite unc jfaite par le njaire Ebroin, et continuee depnis. Vo jet j
le diplome de ce roi dans le tome V des Historien* 1de France des benedictins, art. 6,