CjG UE T.’e SPRIT DES LOIS.
ces niemes lois : c’etoit a peu pres comme !esrescripts des empereurs romains , soil que lesrois eussent pi-is d’eux cel usage, soit quilsl'eussent di e du fond meine de leur uaturel.
On voit dans Grtigoi re de Tours qu’ils faisoient I
des meurtres de sang froid, et faisoient mou- jrir des accuses qui n’avoient pas seulement ete |entendus; ils donnoient des preceptionspouv ,faire des mariages illicites (i); ils en donnoientpour transporter les surcessions; ils en don-noient pour dtcr le droit des parents; ils endonnoient pour epouser des reiigieuses. Ils nefaisoient point ii la verite des lois de leur seidmouvernent, mais ils suspendoientla pratiquede celies qui etoient faiies. \
L’edil de Clotaire redressa tous les griefs. |Personne ne put plus elre condamne sans etre .entendu (a); les parents durent tonjours suc-ceder selon l’ordre etabli par la loi (3); toutespreceptions pour epouser des filles , des veu-ves ou des reiigieuses, furent nulles , et onpunit severement ceux qui les obtinrent et enfirent usage (/,). Kons saurions peut-etre plusexactement ce qu’il statuoit sur ces precep-
juges pour faire ou sontfrir de cerlaines choses con-trc la loi.—(1) Voyez Gregoire deTour.s, liv. IV,p, 227. L'histoire et les cliartres sont pleincs dececi ; et l’etendue de ces abns paroit sur-tout dansl’edit de Clotaire II-, de l’an Gio, donue pour lesreformer. Voyeai les capitulaires, edition de Baiuze,t.ome I, p. 22. — (2) Und. art. 22. — ( 3 ) Ibid£rt. 6.—(4) Ibid. art. 18,