I.ITII XXXI, CH AP. I. 89
romto (laus la yiilc d’Auxerre: il envoya sonfils Mummolus porter de l’argent ä G011 Iranpour etre continue dans son emploi; le filsdonna de l’argont pour lui-meme, et obtint laplace du pere. Les rois avoient dcja commmcea corroinjire leurs propres graces.
Quoique par la loi du royaume les fiefs fus-sent amovibles , ils ne se donnoient pourtantni ns s’ötoient d’une maniere capricieuse etarbitraire; et c’etoit ordinairement une desprincipales choses.qui se traitoient dans lesasserablees de la nation. On peutbien penserquelacorruption seglissa danscepointcommeeile s’etoit glissee dans l’autre, et que Ton con-tinua la possession desjiefs pour de l’argent,comrae on continuoit la possession des cointes.
Je ferai voir dans la suite de ce livre (1)qn’independamment des dons que les princesfircnt pour un temps, il y en eut d’autres qu’ilsfirent pour toujours. Il arriva que la cour vou-lntrevoquer les dons qui avoient etefaits: celamit un mecontentement general dans la na-tion , et l’on en vit bien tot naitre cetterevolu-tion fameuse dans l’histoire de France , dontla premiere epoque fut le spectacle etonnantdu supplice de Brunebault.
Il paroit d’abord extraordinaire que cettereine, fille, sceur, mere de lant de rois, fa-meuse en cp re anjourd’liui par des ouvrages(lignes d’un edile 011 d’un proconsul romain ,
(1) Cb. yir.