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[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
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LITIE XXX, CITAP. XXIV. 77

tor en rneme temps que les peuples naient es-suye lous les malheurs de la eonquete, et quele gouvernement romain nail cede au gouver-nement germanique? Les Francs nont pointvoulu eT nont pas niüme pu tout clianger, etmime peu de vainqueurs ont eu cette manie.Mais, pour que toutes les conscquences de,M. labbe Dubos fussent vraies, il auroit falluque non seulement ils neussent rien cbangecliez les Romains, mais encore quits se fussentclianges eux-memes.

Je mengagerois bien, ensuivantlamelhodedeM. labbe Dubos, a prouver de, ineme queles Grecs ne conquirent pas la Perse. Dabordje parlerois des traites que quelques unes deleurs villes firent avec les Perses: je parleroisdes Grecs qui furent ä la solde des Perses,comme les Francs furent a la solde des Ro-mains. Que si Alexandre entra dans le paysdes Perses, assiegea, prit, et detruisit la villede Tyr, celoit une affaire particuliere commeteile de Syagrius. Mais voyez comment le pon-tife des Juifs vient nu-devant delui: ecoutezloracle de Jupiter Ammon: ressouvenez-vouscomment il avoit ete predit a Gordium: voyezcomment toutes les villes couren I , pour ainsidire, au-devant de lui; comment les satrapeset les grands arrivent en foule. Il sliabilie a lamanicre des Perses; cest la robe consulairedeClovis. Darius ne lui offrit-il pas la moitiede son royaume? Darius nest-il pas assassinecomme un tyran ? La mere et la femme de Da-