LITIE XXX, CITAP. XXIV. 77
tor en rneme temps que les peuples n’aient es-suye lous les malheurs de la eonquete, et quele gouvernement romain n’ail cede au gouver-nement germanique? Les Francs n’ont pointvoulu eT n’ont pas niüme pu tout clianger, etmime peu de vainqueurs ont eu cette manie.Mais, pour que toutes les conscquences de,M. l’abbe Dubos fussent vraies, il auroit falluque non seulement ils n’eussent rien cbangecliez les Romains, mais encore qu’its se fussentclianges eux-memes.
Je m’engagerois bien, ensuivantlamelhodedeM. l’abbe Dubos, a prouver de, ineme queles Grecs ne conquirent pas la Perse. D’abordje parlerois des traites que quelques unes deleurs villes firent avec les Perses: je parleroisdes Grecs qui furent ä la solde des Perses,comme les Francs furent a la solde des Ro-mains. Que si Alexandre entra dans le paysdes Perses, assiegea, prit, et detruisit la villede Tyr, c’eloit une affaire particuliere commeteile de Syagrius. Mais voyez comment le pon-tife des Juifs vient nu-devant delui: ecoutezl’oracle de Jupiter Ammon: ressouvenez-vouscomment il avoit ete predit a Gordium: voyezcomment toutes les villes couren I , pour ainsidire, au-devant de lui; comment les satrapeset les grands arrivent en foule. Il s’liabilie a lamanicre des Perses; c’est la robe consulairedeClovis. Darius ne lui offrit-il pas la moitiede son royaume? Darius n’est-il pas assassinecomme un tyran ? La mere et la femme de Da-