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[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
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70 DE l ESPRIT DES 7.0 IS.

translatioiis äperpetuit<5 <le ees fiefs,on trouve,eomme on a dit, que la justice y etoit elablie,il falloit bien que ce droit de justice fut de ianatufe du fief, et une de ses principales prö-rogatives.

Nous avons un plus grand nombre de mo-numents qui etablissent la justice palrimonialedes eglises dans leur territoire cpie nousnenavons pour prouver celle des beneiices ou licfsdes leudes öu fideles; par deux raison s: la pre-miere, que la plupart des monuments C[ui nousreslent ont ete conserves ou recueillis par lesinoines pour lutilite de leurs monastei'es: laseconde, que le patrimoine des eglises avantete f orme par des concessions particulieres etune espece de derogation ä lordre etabli, ilfalloit des chartres pour cela; au lieu que lesconcessions faites aux leudes etänt des conse-quences de lordre politique, on navoit pasb'esöin dävoir et encore moins de conserverune cbartre particulierc. Souvent meine lesrois se contenloient de faire une simple tradi-tion par le sceptre, eomme il paroit par la viede S. Maur. ^

Mais la troisieme formule (i) de Marculfenous prouve assez que le privilege dimmu-ni', et par cohsequent celui de la justice,

(i) Liv. I. Maximum regni nostri augere credi-mus monimentum , si benelieia opportuna locis ec-clesiarum , aut cui volueris dicere, bfincvolu deli-buratione eoucedimus.