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[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
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DE L ESPRIT DES I. OIS.

tice, ct les ducs eomme des ofliciers militaires.Les uns et les untres etoicnl cgalement des of-ficiers militaires et rivils (i): toute la differentecloit qne le duc avoit. sous lui plusieurs cointes,fjxioicjii’il y eilt des cornles qui n’avoient pointde, due sur eux, ceynme nous l’apprenons deFredcgaire (2).

O11 croira peut-elre que le gouvernementdes Francs etoit pour lors Jiien duv, puisqueles niemes ofliciers avoienten meine lemps surles sujels !a puissance militaire et la puissancecivile, et meine la puissance fiscale; cbose quej’ai dlt, dans les livres precedents , etre unedes marques distinetives du despolisme.

Mais il ne fautpas penser que les cointes ju-geassent seiils ct rendissent la justice eommeles bachas la rendent en Turquie (^?) : ils as-sembloienl, pourjuger les affaires, des especesde plaids 011 d’assises ou les notables ctoientconvoques ( 4 ).

Pour qu’011 puisse bien entendre ce qui con-cerne les jugements dans les formules, les loisdes barbares et les capitulaires, je dirai tpie lesfouctions du conite, du gravion et du cenle-nier, cloient les meines ( 5 ); que les juges, les

( 1 ) Voyez la fonuule 8 de Marculfe , liv. I, quicoulient les lettres accordees ä uu duc, patrice, oucomte, qui leur donnent la juridietiou civile et l’ad-ininistration liscale.—(a) Chronique, c. LXXVIII,sur 1 an 636.—(3) Voyez Gregoire de Tours , liv. V,ad anuum 58o.—( 4 ) Malluni.—(5) .Toignez ici ceque j'ai dit au liv. XXVIII, cli. XXVIII; et au liv.XXXI, eil. VIII.