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LIVRE XXX, CHAP. XII. 97
et d'employer ce qui se passoit en Italie et dansla partie de la Gaule soumise a Theodorie,pour nous apprendre ce qui etoit en usage chezles Francs ; ce sont des choses qu’il ne fautpoint confondre. Je ferai voir quelque jour,dansun ouvrage particulier, que le plan de lamonarchie des Ostrogotlis etoit enderementdifferent du plan de toutes celles qui furentfondees dans ces temps-la par les aulres peu-ples barbares; et que, bien loin qu’on puissedire qu’nne cliose etoit enusagechez les Francsparcequ’ellereloit chez les Ostrogoths,ona aucontraire un justc sujel de penser qu’une chosequi se pratiquoit chez les Ostrogolhs ne se pra-tiquoitpas chez les Francs.
Ce qui coute le plus ä ceux dont l’espritflotte dans une vaste erudition, c’est de cher-cher leurs preuves lä oü elles ne sont pointetrangeres au sujet, et de trouver, pour pariercomme les astronomes, le Heu du soleil.
M. l’abbe Dubos abuse des capilulaires com-me de l’histoire et des lois des peuples barba-res. Quand il vent que les Francs aient payedes tributs, il applique ä des hommes libresce qui ne peut elre entendu que des serfs (i);quand il veut parier deleur milice, il appliqueä des (2 ) serfs ce qui ne pouvoit concerner quedes homines libres.
(1) Etablissement de la monarchie francaise, tomeIII, eh. XIV, p. 5 i 3 , oii il eite l’art. 28 de l’editde Pistes. Voyez ci-apres le ch. XVIII.—(2) Ibid.tome III, ch. IV, p. 298.