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[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
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I IVRX XXX, CTTAP. XI. *3

quent a la in er (i). Tous ces ccrits, froids,secs, insipides et durs, il faut les lire, il lautles devorer, comme la fable dit que Saturnedevoroit les pierres.

Uiie infinite de terres que les hommes libresfaisoient valoir (2) se changerent en main-mortables : quand un pays se trouva privedes homrnes- libres qui lliabitoient, ceux quiavnient beaucoup de serfs prirent ou se firentceder de grands territoires , et y bätirent desvillages, comme on !e voit dans diverses cliar-tres. Dun autre eöte , les liomir.es libres quicultivoient les arts se trouverent etre des serfsqui devoient les exercer : les servitudes ren-doient aux arts et au Jabourage ce quon leuravoit ote.

Ce futune cliose usitee que les proprietairesdes terres les donnerent aux eglises jioui' lestenir eux-memes a eens, croyant participerparleur servitude a la saintete des eglises.

CIIAPITRE XII.

Que les terres du partage des barbares ne payoientpoint de tribuls.

Oes peuples simples, pauvres, libres, guer-riers, pasteurs , qui vivoient saus industrie et

(').Dcerant quoque littora ponto.

Ovid. liv. r.

(2) Les colous meme netoient pa$ tous serfs :voyez les lois XVlil et XXIII, au code de agricolis&t censitis et colonis; et lavingliemcdu memetitre.

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