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[4.] De l'Esprit Des Lois 4 (1803)
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a*|8 ' DE lf, SPRIT DES I.OIS. '

les princcs tomme des rlieteurs. Quandle styledes lois est enfle, on ne les regarde que commeun ouvrage dostentatlon.

II est essentiel que les paroles des lois re-veillent ehez tous les liommes les niemes idees.Le Cardinal de Richelieu convenoit que lonpouvoit accuser un ministre devant le roi (1);mais il vouloit que Ton fut puni si les chosesquon prouvoit nctoient pasconsiderab!es:cequi devoit empecher toul le monde de direquelque verite que ee fut conlre lui, puis-quune chose considerable est entierement re-lative , et que ce qui est considerable pourquelquun ne Fest pas pour un autre.

La loi dHonorius punissoit de mort celuiqui achetoit comme serf un affranclii, ou quiauroit voulu linquieter (2). II ne falloit pointse servil - dune expression si vague: linquie-tude que Fon cause a un bonime depend enlie-rement du degre de sa sensibilite.

Lorsque la loi doil faire quelque vexation,il faut, autant quon le peut, eviter de la fairea prix dargent. Mille causes cliangent: la va-leur de la monnoie, et avcc la meine denonii-nation 011 na plus la meine cliosc. On sait lhis-toire de cet impertinent (ä) de Home qui

(1) Testament politique. (2) Aut quäliket nia-numissione donatum inquietare voluerit. Appen-dice au code Tlieodosien, dans le tonie I des Ofiuvresdu P. Sinnoud, p. 7'i7.(3) Aulu-Gelie, liv. XX.,cli. I.