point la nature du crime. Je ne saurois douterque tonte la tlieorie des lois romaines sur levol ne füt liree des institutipns lacedemonien-xies. Lycurgue , dans la vue de donncr ä sescitoyens de l’adressc, de la rusc et de l’acti-vite, vonlut qu’on exercat les enfants au lar-cin, et qu’on fouettät rudement ceux qui s’ylaisseroient surprendre : cela etablit cliez lesGvecs, et ensu ite cliez les Romains, utie grandedifferenee eulre le vol manifeste et le vol noumanifeste (t).
Cliez les Romains, l’csclave qui avoit voleetoit precipite de la röche larpeienne. Lit iln’etoit point question des institutions lacede-moniennes ; les lois de Lvcurgue sur le voln’avoient point etc faites pour les eselaves;c’e-toil les suivre que de s’en eearter eil ce point.
A Rome, lorsqü’un impulicre avoit «ite sur-pris dans le vol, le pretdur le faisoit battre deverges ii sa volonte, comme on faisoit ä Lace'demone. Tout ceci venoit de plus loin. LesLacedemoniens avoient tire ces usages desCietois ; et Platon (2), qui veut prouvcr queles institutions des Cretois etoient faites pourla guerre, eite celle-ci: «la faculte de supportcr« la douleur dans les combats particuliers, et« dans les larcins qui obligent de se eaclier.»
(1) ConfeiTZ ce que dit Plutarqpe, Vie deLy-curgue, avec les lois du Digeste, ,111 titre de. firtis:et les Institutes , liv. IV, tit. I, §. 1, 2 ct 3 . —(2) Des.Lois, liv. I.