5.28 DE LESPIilT DES LOIS.
ciaires, cl;“s cas continuellcment. fortuits de-vant iniroduire naturellement de nouveauxusages.
Ces coutumes-lä etoient conservees dans lamemoire des \ieillards; mais il se forma peu a 1peu des lois ou des coulumes ecrites. ;
i°. Dans le commencement de la troisieme Irace (i), les rois donnerenl des cliartres par-ticulieres, et en donnerent meine de generales,de la maniere dont je l’ai explique ci-dessus:tels sont les Etablissements de Philippe-An-guste et ceux que fit S. Louis. De meine lesgrands rassaux, de concert avec les seigneursqui tenoienl d’eux, donnerent, dans les assises ide leurs duclies ou comtes, de certaines cliar-tres ou Etablissements, selon les circonslances:telles furent l’assise de Geoffroi, comle deBretagne, sur le partage des nobles; les cou-tumes de Normandie, accordees par le dnc jIVaou!; les coutunies de Cliampagne, donnees |par le roi Tliibaut; les lois de Simon, comte ;de Monlfort, et autrcs. Cela produisit. quel-ques lois ecrites, et meine plus generales quecelles que l’on avoit.
2°. Dans le commencement de la troisiemerace, presque tout le bas peuple etoit. serf; plu-sieurs raisons obli gerent les rois et les seigneursde les affrancliir,
Les seigneurs,enaffrancliissantleurs serfs,leur donnerent des biens; il fallut leur donuer
(i) Yoyez le Recueil des ordonnances de Lautiere,
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