2l6 DE l'ESPRIT DES LOTS.
quand le bätiment fut construit, on Iaissatomber l’echafaud.
Ainsi les lois que fit S. Louis eurent deseffets qu’on n’auroit pas du attendre du cltef-d’oeuvre de la legislation. 11 faut quelquefoisbi< n fies siecles pour preparer les cltange-mruts; les evenements mürissent, et voila lesrevolutions.
Le parlement jugea en clernier ressort depresuue tout.es les affaires du royaume. Aupa-ravant il nejugeoit que de celles (i) qiii eloiententre les ducs, comtes, barons, eveques, ab-bes, ou entre le roi et ses vassaux ( 2 ), pintötdans le rapport qu’elles avoient avec l’ordrepolitique qu’avec l’ordre civil. Dans la suite,on fut oblige de le rendre sedentaire, et de letfeniv toujours assemble; ei; enfin on en creaplusieurs pour qu’ils pussent suffire ä toutesles affaires.
A peine le parlement fut-il un corps fixe,qu’on commenca ä Compiler ses arrets. Jeande Monluc, sous le.regne de Philippe-le-Bel,fit le recueil qu’on appelle aujourd’hui lesRegistres Olim (3).
( 1 ) Voyez Dntillet sur la cour despairs. Vovezaussi la Iloche-Eiavin, liv. I, cli. III; Budee et PaulEmile.—( 2 ) Les aut res affaires etoient decidees parles tribunaux ordinaires.—-(3) Voyez l’excellent ou-vrage de M. le president Heuault, sur l’an i3i3.