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ll4 BE L’ESPRIT DES BOIS.
donna pas entierement I’esprit de ceLte loi. Parexemple, la loi Pappienne (i)permeltoit a unhomme (|ui avoit un enfant (2) de recevoirtoute Fberedite par le testarnent d’un etran-ger; ellen’accordoit la meine grace a la fern meque lorsqu’elle avoit trois enfants (iS).
II faut remarquer que la loi Pappienne nerendit les femmes qui avoient trois enfants ca-pables de succeder qu’en vertu du testamentdes etrangers; et qu’a l’egard de la successiondes parents, eile laissa les anciennes lois el laloi Voconienne (4) dans toute leur force. Maiscela ne subsista pas.
Rome, abymee par les ricliesses de toutesles nations, avoit (jhange de moeurs; il ne futplus question d’arreter le luxe des femmes.Aulu-Gelle, qui vivoit sous Adrien ( 5 ), nousdit que de son ternps la loi Voconienne etoitpresque aneantie; eile fut couverte par l’opu-lence de la eite. Aussi trouvons-nous dans les
" * 1 .
(1) La mcme difference se trouve daus plusieursdisposilions de la loi Pappienne. Yoyez les F’ragm.d’Ulpien, §. 4 et 5, tit. dernier; et le meme, aumerne titre, §.6.
.—(?.) Quod tibi fdiolus, vel filia 7 nascitur ex me ,
Jura pai’entis habes; propter me scriberis liaires.
Juvenal, sat. IX.
—(3) Voyez la loi IX, cod. Theod. de bonis pro -scriptorum; et Dion, liv. LV. Yoyez les Fragm.d’VJlpien, tit. dern. §. 6; et tit. 29, §. 3.—(4) Fragru.d’Ulpien, tit.XYI, §. 1; Sozomene, liv.I, ch. XIX.—(5) Liv. XX, ch. I.