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[4.] De l'Esprit Des Lois 4 (1803)
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108
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108 he lesprit des lois.

Dans les Institutes de Justinien (x) et deTheopliile (2), on parle dun cliapitre de la loi\oconienne qui restreignoit la faeulte de le-guer. En lisant ees auteurs il ny a personnequi ne pense que ee cliapitre fut fait pour evi-ter que la succession ne lut tellement epuiseepar les legs, que llieritier refusät de laecep-ter. Mais ce netoit point la lesprit de la loiVoronienne. Nous venons de voir quelleavoitpour objet dempeclier les femmes de recevoiraueune succession. Le cliapitre de cette loi qu-imettoit des bornes ä la faeulte de leguer en-iroit dans cet objet: car, si on avoit pu leguerautaut cfue Fon auroit voulu, les femmes au-roient pu recevoir comme legs ce quelles nepouvoient obtenir comme succession.

La loi Voconienne fut faite pour prevenirles trop grandes richesses des femmes. Ce futdonc des successions considerables quil fallutles priver, et non pas de celles qui ne pou-voient ontretenir le luxe. La loi fixoit une cer-taine somme qui devoit etre donnee aus fem-mes qu eile privoi t de la succession. Ciceron ( 3 ),qui nous apprend ce fat, ne nous dit pointquefeeloit cette summe; mais Dion dit quelleetoit de cent mille sesterces (4).

(1) Iristit. liv. II, tit.XXlI. (2) Liv. II, tit. XXII-(3) X emo censuit plus .Fadiie dandum quäm possetad eam lege Voconiä perveuire. Dfffinilms boit. etmal. lib. II.( 4 ) Cum lege Voconiä mulieribusprohiberetnr ne qua majorem centum millibusnum-mum lucreditatem posset adire, lib. LVI.