104 DE l’espmt des löis.gea qu’il cönvenoit de permettre ä touslescitoyens de faire leur testaraent devant quel-ques citoyens romains puberes(i) qui repre-sentassent le corps du peuple: on prit cinqcitoyens (2) , devant lesquels l’lierilier achetoitdu testalcur safamille, c’est-ä-dire son here-dite (3); un autre eitoyen portoit une balancepour en peser le prix; car les Romains n’a-voient point encorc de monnoie ( 4 ).
II y a apparence que ces cinq citoyens fe-presentoient les cinq classes du peuple; etqu’on ne comploit pas la,sixicme, composeede gens qui n’as oient rien.
11 ne faut pas dire, avec Justinien, que cesventes etoient iniaginaires: eiles le devinrent;mais au commencement eiles ne l’etoient pas.
La plupart des lois qui regieren! dans la suite 1les testaments tirent leur origine de la realite !de ces ventes; on en trouve bien la preuve ]dans les Fragments d’Ulpien (5). Le sourd, lemuet, le prodigue, ne pouvoient faire de tes-tament: le sourd, parcequ’il ne pouvoit pasentendre lesparoles de 1’achetcnr de la famille;le muet, parcequ’il ne pouvoit pas prononcer :les termes de la nomination; le prodigue, par-
(1) Inslit. liv. II, tit. X, §. 1 ; Aulu-Gelle, liv. XV,ch. XXVtl. On appela oette Sorte de testament perms etlibram. — (2) Ulpicn, tit. X, §. 2.—( 3 ) Tlie'o-pliile, Inst., liv. II, tit. X.—(4) Hs 11’ca eivrcntqu’au temps de la guerre de Pyrrlius. Tite-Live, par-lant du siege de Veies, dit: Nondum argeilt umsignatum eint, liv. IV.—( 5 ) T it. XX, §. 1 3 ._