UTM XXVII.
IOI
Ainsi, cliez les premiers Romains, les fem-mes succedoient , lorsque cela s’accordoitavec la loi de la division des terres; et eilesne. succedoient point, lorsque cela pouvoit laclioquer.
Teiles furent leslois des successions chezlespremiers Romains; et, comme eiles eloientune dependance naturelle de la Constitution,et gu’elles derivoient du partage des terres,on voit bien qu’elles n’eurent pas une origineetrangere, et ne furent point du nombre decelles que rapporterent les deputes que Tonenvoya dans les villes grecques.
Denys d’Halicarnasse (i) nous dit que Ser-vius Tullius trouvant les lois de Romulus et deKuma sur le partage des terres abolies, il les 1retablit, et en fit de nouvelles pour donneraux anciennes un nouveau poids. Ainsi on nepeut douter que les lois dont nous venons deparier, laites en consequence de ce partage,ne soient l’ouvrage de ces trois legislateurs deRome.
L’ordre de succession ayant ete etabli enconsequence d’une loi politique, un citoyenne devoit pas le troubler par une volonte par-ticuliere; c'est-ä-dire que, dans les premierstemps de Rome, il ne devoit pas et re permisde faire un testament. Cependant il eüt etedur qu’on eüt ete prive dans ses derniers mo-ments du commerce des bienfails.
(i) Liv. IV, p. 276.