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la nature; et elles les permettenr lorsque lesmariages ,ne se trouvent point dans ce cas.La defense des lois de la nature est invariable,parcequ’elle depend d’une cliose invariable, lepere, la mere et les enfants, liabitant necessai-rement dans la maison. Mais les defenses deslois civiles sont accidentelles, parcequ’ellesdopenden! d’une circonstance aceidenteile,leseousins-germains et autres Labitant accidentel-lement d;:ns la maison.
Cela explique comment les lois de Moise,celles des Egyptiens (i) et de plusieurs autrespeuples, permettenl le mariage entre le beau-frere et la belle-soeur, pendant que ces meinesmariages sont defendus cliez d’autres nations.
Aux Indes, on a une raison bien naturelled’admetlre ces sortes de mariages. L’oncle yest regarde comme pere, et il est oblige d’en-tretenir et d’etablir ses neveux, comme si c’e-toient ses propres enfants : ceci vient du carac-tere de ce peujile, qui est bon et plein d’humaTnite. Cette loi ou cet usage en a produit unaulre. Si un mari a perdu sa femme, il nemanque pas d’en epouser la soeur (2): et celaest tres naturel; carlanouvelle epouse devientla mere des enfants de sa soeur, et il n’y'apoint d’injuste marätre,
( 1 ) Voyez la loi VIII, au cod. de incestis etin~utilibus nupiiis. —( 2 ) Lettres edifiantes, quator-zieme recueil, p. 4 q3.