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[4.] De l'Esprit Des Lois 4 (1803)
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83
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LIVRE XXVI, CHAP. XIV. 83

s-a femme, 1 h mariage entre eux est defendu])ar la loi de la nature. Dans ce eas limage a lemeine effet que la realite, parcequelle a lameine cause; la loi civile ne peut ni ne doitpenneltre ces mariages.

II y a des peuples cliez lesquels , comme jaidit, les cousins-germains sont regardes com-me freres , parcequils habitent ordinairementdans la mente niaison : il y eil a ou on ne con-noit guere cet usage. Cliez ces peuples, le ma-nage entre cousins-germains doit etre regardecomme contraire a la nature; cliez les autres,non. *

Mais les lois de la nature ne peuvent dtredes lois locales. Ainsi, quand ces mariagessont defendus ou permis, ils sont, selon leseirconstances, permis ou defendus par une loicivile.

II nest point dun usage necessaire que lebeau-frere et la belle -sceur habitent dans lamememaison. Le mariage nest donc pas de-fendu entre eux pour coriserver la pudicitedans la niaison, et la loi qui le defend ou le per-met nest point la loi de la nature, mais uneloi civile qui se regle sur les eirconstances, etdepend des usages de chaque pays : ce sontdes cas les lois dependent des moeurs et desmaniercs.

Les lois civiles defendent les mariages, lors-que, par les usages recus dans un certain pays,ils se trouvent etre dans les niemes circonstan-ces que ceux qui sont defendus par les lois de