IITRE XXVI, OHiP. XV. 85
CHAPITRE XV.
Qu’il nc faut point regier par les principes du droitpolitique les choses qui dependent des principesdu droit civil.
Comme les hommes ont renonce a leur inde-pendance naturelle pour vivre sous des loispolitiques, ils ont renonce a la communautenaturelle des Liens pour vivre sous des loisciviles.
Ces premieres lois leur acquierent la liberte;les secondes, la propriete. II ne laut pas deci-der par les lois de la liberte, qui , corrime nousavons dit, n’est que Feinpire de la eite, ee quine doit etre decide que par les lois qui con rcernent la propriete. C’est un paralogisme dedire que le bien particulier doit ceder au bienpublic : cela n’a lieu que dans les cas oü il s’a-git de Feinpire de la eite, c’est-ä-dire de la li-berte du citoyen: cela n’a pas lieu dans ceuxoii il est question de la propriete des biens,parceque le bien public est toujours que cha-cun conserve invariablement la propriete quelui dounent les lois civiles.
Ciceron soutenoit que les lois agraires.etoient funestes, parceque la eite netoiteta-blie que pour que chacun conservät ses biens..
Posons done pour maxime que, lorsqu’ils’agit du bien public, le bien public n’est ja-mais que Fon prive un particulier de son bien,ou mente qu’on lui en retranebe la rnoindre
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