76 DE L’ESPRIT DES LOIS.
CII AP IT RE XII.
Conliauation du meine sujet.
C’est un des abus de ce-tribunal, que, dedenx personnes qui sont accusees du meinecrime , celle qui nie est condamnee ä la mort,et celle qui avoue evite le supplice. Ceci esttire des idees monastmues, 011 celu qui nieparoit etre dans Finipenilence et damne, etcelui qui avoue semble etre dans le repenlir etsauve. Mais une pareille dislinetion ne peutconcerner les tr.bunaux liumains : ia justicehumaine, qui ne voit t|ue les actions, n’a qu’unpacte avec les liommes, qui est celui de Finno-cence : la justice divine, qui voit les pensees,en a deux, celui de Finnocentfe et celui du re-pentir.
C II A P I T R E XIII.
Dans quel cas il faul snivre, a l’egard des mariages,les lois de la religion; et dans quel cas il lautsuivre les lois civiles.
Il est arrive dans touslespays et dans tpusles temps que la religion s’est melee des maria-ges. Des que de certaines clioses outete regar-dees comme inipures ou illicites, et que cepen-dant elles etoient necessaires, il a bien fallu yappeler la religion pour les legitimer dans uncas, et les reprouver dans les autres.
D’un autre cote, les mariages etant de tou-