LIVRE XXV, CHAP. XII. 53
Eil im mot, I’histoire nous apprend asseZque les lois penales n’ont jamais eu d’effet quecomme destruction.
C II APITRE XIII.
Tres biimbli: remontrance aus inquisiteursd’Espagne et de Portugal.
Uw K Juive de dix-huit ans, brulee a Lisbonneau dernier aulo-da-fe, donna oecasion ä cepetit ouvrage; et je erois que c’est le plus inu-tile qui ait jamais ete ecrit. Quand il s’agit deprouver des choses si claires, on est sür de nepas convaincre.
L’auleur deelftre que, quoiqu’il soit.Juif, ilrespecte la religion cliretienne, et qu’il l’aimeassez pour oter aux princes qui ne sont paschretiens un pretexte plausible pour la per-secuter.
'« Yous vous plaignez, dit-il aux inquisi-« teurs_, de ce que l’empereur du Japon fait« bruler ä petit feu tous les chretiens qui sont« dans ses etals; mais il vous repondra : Nous« vous trailons, vous qui ne croyez pas comme« nous, comme vous traitez vous-memes ceux« qui ne croient pas comme vous: vous ne pou-« vez vous plaindre que de votre foiblesse, quiK vous empeche de nous exterminer, et qui fait« que nous vous externiinons.
« Mais il laut avouer que vous etes bien plus« cruels que cet empereur. Vous nous faites“ mourir, nous qui ne crovons que ce que vous