LIVRE XXV, CHIP. XI. 5l
dctruire ou de elianger Ia religion dominantes’expose beaucoup. Si son gouvorneinent estdespotique, il court plus de risque de voir imerevoiution, quc par quelque tvrannie que eesoit, qui n’esf jamais dans ces sorI.es d’etat uuecliose nouvelle. La revoluIion vient decequ’unetat ne cliange pas de religion, de rareurs et demanieres, dans un instant, et anssi vite que leprinee publie I’ordonnance qui etabli t une re-ligion nouvelle.
De plus, Ia religion aneienne esl liee avee laConstitution de l’etat, et la nouvelle n’v tientpoint: celle-lä s’accorde avee le climat, et sou-vent la nouvelle s’v refuse. II y a plus : les ci-toyens se degoutent de leurs lois; ils prennentdu mepris pour le gouvernement deja etabli;on substitue des sou]icons contre les deux re-ligions ä une ferme eroyance pour une; en unmol, on donne ä Fetal , au moins pour quel-que temps, et de mauvais citoyens, et de mau-vais fideles.
CH AP IT RE XII.
Des lois penales.
Il faut eviter les lois penales en fait de reli-gion. Elles iinpriment dela crainte, il est vrai:mais romme la religion a ses lois penales anssiqui inspirent de la crainle, l’une est effaceepar l’autre. Entre ces deuxcraintes differentesles ames deviennent atroces.
La religion a de si grandes menaces, eile a