LIVRE XXV, CHIP, VIII. 49
Mais, (laus ce cas, il pourroit arriver que !eprince regarderoit la religion cSmme ses loismeines, et comme des effets de sa volonte. Pourprevenir cet inconvenient, il faut qu’il y altdes monuments de la religion; par exemple,des livres sacres qui la fixenl et qui l’etablis-sent. Le roi de Ferse est le clicf de la religion;mais l’Alcoran regle la religion : l’empereur dela Chine est le sonverain poritife; mais il y ades livres qui sont entre les mains de tout lemonde, auxquels il doit lui-meme se confor-mer. En vain un empereur voulut-il les abo-lir, ils triompherent de la tyrannie.
CII AP IT RE IX.
De la tolerance en fait de religion.
No us sommes ici politiques, et non pas theo-logiens: et pour les Ideologiens meines, il y aliien de la difference entre lolerer une religionet l’approuver.
Lorsque les lois d’un ('tat ont cru devoirsouffi-ir plusieurs religions, il faut qu’elles lesobligent aussi a se lolerer entre elles. C’est unprincipe, que toute religion qui est reprimeedevient elle-meme reprimante: car silöt que,par quelque hasard, eile peilt sortir dej’op-pression, eile attaque la religion qui l’a repri-mee, non pas comme une religion,mais commeune tyrannie.
Il est donc utile que les lois exigent de cesdiverses religions, non seulement qu’elles ne
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