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[4.] De l'Esprit Des Lois 4 (1803)
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48
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DE leSPRIT DES LOXS.

« sons cles e^^es quelle veut que nous me-<< prisions. »

ct Que doivent penser los dieux des f]ons desif impies, dit admirablement Platon, puisquim« homme de bien rougiroit de recevoir des« presents dun mal-honnete homme? »

II ne faut pas que la religion, sous prf textede dons, exige des peuples ce que les necessitesde letat leur ont laisse; et, cornme dit Pla-ton (i), des liommes chastes et pieux doiventoffrir des dons qui leur ressemblent.

II ne faudroit pas non plus que la religionencourageät les depenses des funeiailles. Quya-t-il de plus nalurel que doter la differencedes fortunes dans une cliose et dans les mo-rnents qui egalisent toutes les fortunes?

CII AP IT RE VIII.

Da pontifieat.

Jjorsqub la leligion a beaucoup de minis-tres, il est naturel quils aient un clief, et quele pontilicat y soit etabli. Dans la monarchie, lon ne sauroit trop separer les ordres deletat, et lon ne doit point assembler surune meme tete toutes les puissances, il est honque le pontifieat soit separe de Tempire. Lameme necessite ne se rencontre pas dans le-gouvernement despotique, dont la nature estde reunir sur une meme täte tous les pouvoirs.

(i) DesLois, lix. III.