" I.IVRE IXT, CHAT, VII. 47
« l'laton (i), qui nient leur exlstence; ou qui«l’accordent, mais souliennent qn’ils ne sen melent point des clioses d’ici-bas; ou enfin« qui ]jenseiit qu’on les appaise-aisemcnt par« des saerifices: trois opinions egalement per-« nicieuses. » Platon dit la tout ce que la lu-miere naturelle a jamais dit de plus sense enmatiere de religion.
La magnificence du culte exterieur a beau-coup de rapport a la Constitution de l’elat.Dans les bonnes republiques, on n’a pas seu-lement rcprime le luxe de la vanite, mais en-core celui dela Superstition; on a fait dans lareligion des lois d’epargne. De cenombre sontplusicurs lois de Solon, plusieurs lois de Pla-ton snr les funcrailles, que Ciceron a adop-tees; enfin, quelques lois de Numa (2) sur lessaerifices.
« Des oiseaux, dit Ciceron, et des peinlures« failes en un jour, sont des dons tres divins.« Nous offrons des clioses communes, disoit« un Spai'liate, afin que nous ayions tous les« jours le moyen d’honorer les dieux. »
Le soin que les bommes doivent avoir derendre un culte a la divinile est bien differentde la magnificence de ce culte.
« Ne lui offrons point nos tresors si nous ne« voulons lui faire voir l’estime que nous fai-
(1) Des Lois, liv. X.'-—(2) Rogum vino ne respcr-gito. Loi des douze laldes.
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