LIVRE XXV, CHIP. II.
Pour qu’unc religion attaclie, il fant qu’elleait une morale pure. Les liommes frippons <'tidetail sollt eu gros de tres honnetes gens; ilsaiment la morale; et si je ne traitoispas un su-jet si grave, je dirois que cela se voit admira-blemcnt bien sur les theatres: on est sur deplaire au peuple par les Sentiments que la mo-rale avoue, et on est sür de le clioquer par ceuxqu’elle reprouve.
Lorsque le culte exterieur a une grandema-gnificence, cela nous flatle et nous donnebeau-coup d.attacliemcnt pour la religion. Les ri-chcsses des temples et celles du clerge nousaffectcnt beaucoup. Ainsi la misere meme despeuples est un rnotif qui les attaclie ä cette re-ligion qui a sprvi de pretexte ä ceux qui ontcause leur misere.
CH API TR E III.
Des tpmples.
Presouf. Ions les peuples polices habltentdans des maisons. De lä est venue naturelle-ment l’idee de foatir ä Dien une maison oü ilspuissent l’adorer et l’allcr clierclier dans leurseraintes ou leurs esperances.
En effet, rien n’esl plus consolant pour leshoinmes qu’un licu ou ils trouvent la divinitii
religions des Irxlcs : celle.s-ci ont un enfer et unparailis ; au iieu que la religion des Siutos u’en a