3o BE i’eSPEIT DES I.OIS.
vcrscscastes ont horreur les unes des autrcs.Cet honneur est unicjucmeut fonde sur la reli-gion ; cesdistinctions de famillene forment pasdes distinclions civiles: il y a tel Indien qui secroiroit dcshonorc s’il mangeoit avec soni'oi.
Ces sortes de distinclions sont liees ä nr.ccei’taine aversion pour les autres hommes ,3)ien differente des sentiments que doiventfaire naitre les differenees des rangs , qui,parmi nous, eontiennent l’amour pour les in-fe'rieurs.
Les lois de la religion eviteront d’inspircrd’autre mepris que celui du vice, et sur-tontd’eloigner Jes hommes de l’amour et de la pitulpour les hommes.
La religion mahometane et la religion in-dicnne ont dans leur sein nn nombre infini depenples. Les Indiens haissent les mahometans,parcequ’ils mangent de la vaclie; les tnahomc-tans detestent les Indiens , parcequ’ils man-gent du cochon.
CH AP IT RE XXIII.
Des fetes.
Quasd une religion ordonne la cessaiioddu travail, eile doit avoir egard aux besomsdes hommes plus qu’a la grandeur de Tetrequelle honore.
C’etoit ä Athenes (i)unjgrand inconvenient
(i) Xenoplion, de la republique d’Athenes.