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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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tous les trois ensemble, a quelque antre eorpsque ce füt, on etoit toujours mal. Les Cheva-liers navoient pas plus de vertu que les sena-tcurs, les tresoriers de lepargne pas plus queles clievaliers, et ceux-ci aussi peu que les ceu-turions.

Lorsque le peuple de Rome eut obtenu qu'ilauroit. part aux magislratures patriciennes, iletoitnaturel de penser que ses flatteurs alloieu tetre les arbitres du gouverneraent. iSon: lonvit ce peuple, qui rendoit les rnagistraturescommunes aux plebeiens, elire toujours despatriciens. Pareequil etoit vertueux, il ctoitmagnanime; parcequil etoit libve, il dedai-guoit le pouvoir. Mais lorsquil eut perdu sesprincipes, plus il eut de pouvoir, moius il eutde menagement; jusquä ce quenfin, devenuson propre tyran et son propre esclave, il per-dit la force de la liberte pour toniber dans lafoiblesse de la licence.

CHAPITRE XIII.

Effet du serment chez im peuple vertueux.

Xi. ny a point eu de peuple, dit Tite-Live (t), la dissolutiou se soit plus tard introduileque chez les Romains, et la moderation etla pauvrcte aient ete plus long-temps honorees.

Le serment eut taut de force chez ce peuple,que rieu ne latlacha plus aux lois. Il (il bien