LIVRE VIII, CIIAP. XIII. 2ßl
des fois, pour 1’nbserver, ce qu’il n’auroit ja-niais fait pour Ja gloirc ui pour la patrie.
Quinlius Cincinnatus, consul, ayant voululever une armee (laus la ville contre les Equeset les Volsques, les tribuns s’y opposerent.« He bien! dit-il, que tous ceux qui.ont fait« serment au consul de l’annee precedente« marchent sous mes enseignes (i\ » En vainles tribuns s’ecrierrnt-ils qu’on n’etoit plus licpar ce serment; que, quand on l’avoit fait,Quintius etoit un lioinme prive : le peuple lutplus religieux que ceux qui se meloient de leconduire; il n’ecoula ni les distinctions ni lesinterpretations des tribuns.
Lorsque le meine pimple voulut se retirersur le Mont-Sacre,iI se sentit re lenir par le ser-nient qu’il avoit fait aux consuls de les suivre äla guerre ( 2 ). II forma le dessein de les tuer:on lui fit entendre que le serment n’en subsis-teroit pas inoins. On peut juger de l’idee qu’ilavoit de la violalion du serment par le crimequ’il vouloit commettre.
Apres la bataille de Cannes, le peuple ef-fraye voulut se retirer en Sicile; Scipion lui fitjurer qu’il resteroit ä Rome: la crainte de vio-ler leur serment surmonta toule autre crainte.Home etoit un vaisseau tenu par deux alleresdans la lempete, la religion et les moeurs.
( 1 ) Tite-Live, 1. III.—( 2 ) Und. 1. II.