HE E ESPRIT DES EOIS.
»38
egard , Pt comment il eluda et.dans sa prelurept dans sa censui'e les demandes qui lui furentfaites (i).
On trouve bien dans les liistoriens des jngp-ments rigides rendus , sous Auguste et sousTibere, contre l’impudicite de quelquesdamesromaines: mais, en nous faisantconnoitre l’es-prit de ces regnes, ils nous font connoitre l’es-prit de ees jugements.
A uguste et Tibere songerent principalementh punirles debauclies de leurs parentes. Ils nepunissoient point le dcreglement des moenrs,mais un certain crime d’impiete ou de lese-majeste (2) qu’ils avoient invente , utile pourle respecl., utile pour leur vengpance. De lävienl. que les auteurs romains sYlevcnt si fortcontre cette tyrannie.
( 1 ) Comme on lui eut amene uu jeune horaine quiavoil epouse uue ferarae avec laquelle il avoit eu au-paravanl un mauvaiscommerce, il kesita long-temps,.n'osanl ni approuver ni punir ces clioses. Enfin, re-prenant ses esprits , «Ees sedilions-ont ete cause de" grands raaux, dit-il; onl>lions-les >■. Dion-, 1. L1V.Les senateurs lui ayant demande des rcglements surles moeiu's des feinraes,il eluda cette demande en leurdisant qu’ils corrigeassent leurs ferames comme ilcorrigeoit la sienue : sur quoi ils le prierent de leurdire comment il en usoit avec sa femme; ( question ,ce me seinble , fort indiscrete. )—( 2 ) Culpam interviros ct feminas vnlgatam gravi nomine laesarum re-ligionum ac violatae majestatis appellando, clemen-tiam majorum suasepre ipse leges egrediehalur. Tac.Annal. liv. III.