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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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238
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HE E ESPRIT DES EOIS.

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egard , Pt comment il eluda et.dans sa prelurept dans sa censui'e les demandes qui lui furentfaites (i).

On trouve bien dans les liistoriens des jngp-ments rigides rendus , sous Auguste et sousTibere, contre limpudicite de quelquesdamesromaines: mais, en nous faisantconnoitre les-prit de ces regnes, ils nous font connoitre les-prit de ees jugements.

A uguste et Tibere songerent principalementh punirles debauclies de leurs parentes. Ils nepunissoient point le dcreglement des moenrs,mais un certain crime dimpiete ou de lese-majeste (2) quils avoient invente , utile pourle respecl., utile pour leur vengpance. Devienl. que les auteurs romains sYlevcnt si fortcontre cette tyrannie.

( 1 ) Comme on lui eut amene uu jeune horaine quiavoil epouse uue ferarae avec laquelle il avoit eu au-paravanl un mauvaiscommerce, il kesita long-temps,.n'osanl ni approuver ni punir ces clioses. Enfin, re-prenant ses esprits , «Ees sedilions-ont ete cause de" grands raaux, dit-il; onl>lions-les >. Dion-, 1. L1V.Les senateurs lui ayant demande des rcglements surles moeiu's des feinraes,il eluda cette demande en leurdisant quils corrigeassent leurs ferames comme ilcorrigeoit la sienue : sur quoi ils le prierent de leurdire comment il en usoit avec sa femme; ( question ,ce me seinble , fort indiscrete. )( 2 ) Culpam interviros ct feminas vnlgatam gravi nomine laesarum re-ligionum ac violatae majestatis appellando, clemen-tiam majorum suasepre ipse leges egrediehalur. Tac.Annal. liv. III.