LIVRE VII, tlif. XII. 2*1 7
barbares , que les femmes , cbez les premiersGermains , etoient aussi dans une perpeLuelletutele (i\ Cet usage passa dans une monarchiequ’ils fonderent; mais il ne subsista pas.
CHAPITRE XIII.
Des peines etahlies par les empereurs conti'e lesdebauches des femmes.
La loi Julie etablit une peine contre l’adul-tere. Mais, bien loin que cette loi et celles quel’on fit dcpuis lä-dessus fussent une marque dela honte des moeurs, elles furent au contraireune marque de leur depravation.
Tout le Systemepolitique ä l’egard des fem-mes changea dans la monarchie : il ne futplus question d’elablir chez elles lapurele desnireurs, mais de punir leurs crimes. On nefaisoit de nouvelles lois pour punir ces crimesqueparcequ’on nepunissoitplus lesviolations,qui n’etoient point ces crimes.
L’affreux debordemenl des moeurs obligeoi tbien les empereurs de faire des lois pour ar~retcr ä im certain point Fimpudicite ; maisleur intention ne fut pas de corriger les mceursen general. Des faits positifs, rapportes par leshistoriens , prouvent ]>Ius eela que toutes ceslois ne sauroientprouverlecontraire. Onpeutvoir , dans Dion , la conduite d’Auguste ä cet.
(i) Cette tutele s’appeloit chez les Germains man-deburäium.