aa8 de l’esprit des lois.les yeux sur le rapport qu’il y a enlre le nombredu petiple et la facilile de le faire vivre. EnAngleterre, le sol produit beauco'up plus degrains qu’il ne faut pgur nourrir ceux quicidlivefit [es terres et ceux qui procurent lesYelejjients: il peut dune y avoir des arts fri-voles, el par consequent du luxe. Eit France,il eroit assez de bled pour la nourrilure deslaboureurset de ceux qui sont employes auxnianufactures. De plus, le commerce avec lesetrangcrs peut rendre pour des clioses frivolestantde clioses necessaires, qu’on n’ydoit guerecraindre le luxe.
Ala Chine, au contraire, les femmes sontsifecondcs, et l’espece liumaine s’y rnultipliea un lei point, que les terres , quelque culti-vees qu’elles soient, suffisent a peine pour lanourriture des liabitants. Le luxe y est doncpcrnicieux, etl’esprit de travailetd’economie yCSt aussi rcquis tpie dans quelques republiquesque cesoit(i). Il faut qu’on s’attache aux artsnecessaires, et qu’on fuie ceux de la volupte.
Voila l’esprit des helles ordonnances desempereurs cliinois. « Nos anciens, dit un era-,« pereur de la fauiille des Tang (a), lenoient« pour maxime que, s’il y avoit un homme qui« ne labourät point, ou une femme qui ne s’oc-« cupat point ä filer, quelqu’un souffroit le
(i) Le luxe y a toujours cte avrete.—(y) Dans uneordonnance rapportee pur le 1?. Du Halde, turne .11,I ,! >ge 497-