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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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aa8 de lesprit des lois.les yeux sur le rapport quil y a enlre le nombredu petiple et la facilile de le faire vivre. EnAngleterre, le sol produit beauco'up plus degrains quil ne faut pgur nourrir ceux quicidlivefit [es terres et ceux qui procurent lesYelejjients: il peut dune y avoir des arts fri-voles, el par consequent du luxe. Eit France,il eroit assez de bled pour la nourrilure deslaboureurset de ceux qui sont employes auxnianufactures. De plus, le commerce avec lesetrangcrs peut rendre pour des clioses frivolestantde clioses necessaires, quon nydoit guerecraindre le luxe.

Ala Chine, au contraire, les femmes sontsifecondcs, et lespece liumaine sy rnultipliea un lei point, que les terres , quelque culti-vees quelles soient, suffisent a peine pour lanourriture des liabitants. Le luxe y est doncpcrnicieux, etlesprit de travailetdeconomie yCSt aussi rcquis tpie dans quelques republiquesque cesoit(i). Il faut quon sattache aux artsnecessaires, et quon fuie ceux de la volupte.

Voila lesprit des helles ordonnances desempereurs cliinois. « Nos anciens, dit un era-,« pereur de la fauiille des Tang (a), lenoient« pour maxime que, sil y avoit un homme qui« ne labourät point, ou une femme qui ne soc-« cupat point ä filer, quelquun souffroit le

(i) Le luxe y a toujours cte avrete.(y) Dans uneordonnance rapportee pur le 1?. Du Halde, turne .11,I ,! >ge 497-