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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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39.4 t>e i.esphit des i.ois.gees,il faul bien quil y aitdn luxe. Si les riclies.nydepensentpasbeaucoup, lespanvresinour-ront de faim : il faul meme que les riclies ydepensent ä proportion de FinegalitA des for-tunes, et que, comme nous avons dit, le luxey augmente daus celte proportion. Les riclies-ses parliculieres nont augmcme que parce-quelles ont otc ä une partie des citoyens lenecessaire pbysique; il faut donc quil leursoit rendu.

Ainsi, pour que letat monarcbique sesou-tienne, le luxe doit aller en croissant, du la-boureurälartisan, aunegociant,auxnobles,aux Magistrats, aux grands seigneurs, auxtraitants principaux, aux princes; saus quoitont seroit perdu.

Dans le Senat de Rome, compose de gravesMagistrats, de jurisconsultes , et dbommespleins de Fidee des premiei's lemps, on pro-posa, sous Auguste, la corrcction des moeurset du luxe des femmes. Il est curieux de voirdans Dion (i 1 avec quel art il eluda les deman-des importunes de ces senateurs. Cest quilfondoit une Monarchie et dissolvoit une repu»blique.

Sous Tibere, les ediles proposerent, dansle senat, le relablissement des anciennes loissompluaires ( 2 ). Ce prin.ee, qui avoil des lu-mieres, syopposa. «Letat nepourroit.subsis-«ter, disoil-il, dans la Situation oii sont les

( 1 ) Dion Cassius,l.LIT.(a)Tacite, Amial. 1. III.