39.4 t>e i.’esphit des i.ois.gees,il faul bien qu’il y aitdn luxe. Si les riclies.n’ydepensentpasbeaucoup, lespanvresinour-ront de faim : il faul meme que les riclies ydepensent ä proportion de FinegalitA des for-tunes, et que, comme nous avons dit, le luxey augmente daus celte proportion. Les riclies-ses parliculieres n’ont augmcme que parce-qu’elles ont otc ä une partie des citoyens lenecessaire pbysique; il faut donc qu’il leursoit rendu.
Ainsi, pour que l’etat monarcbique sesou-tienne, le luxe doit aller en croissant, du la-boureuräl’artisan, aunegociant,auxnobles,aux Magistrats, aux grands seigneurs, auxtraitants principaux, aux princes; saus quoitont seroit perdu.
Dans le Senat de Rome, compose de gravesMagistrats, de jurisconsultes , et d’bommespleins de Fidee des premiei's lemps, on pro-posa, sous Auguste, la corrcction des moeurset du luxe des femmes. Il est curieux de voirdans Dion (i 1 avec quel art il eluda les deman-des importunes de ces senateurs. C’est qu’ilfondoit une Monarchie et dissolvoit une repu»blique.
Sous Tibere, les ediles proposerent, dansle senat, le relablissement des anciennes loissompluaires ( 2 ). Ce prin.ee, qui avoil des lu-mieres, s’yopposa. «L’etat nepourroit.subsis-«ter, disoil-il, dans la Situation oii sont les
( 1 ) Dion Cassius,l.LIT.—(a)Tacite, Amial. 1. III.