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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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9.20 DK L F. SPRIT DES 1.015.

väins, et sentent nailre en oux lenvie de sesignaler j)ar de petites choses (i). Sils sollt ensi grand nombre que la plupart, soient incon-1111s les uns aux aulres, lenvie de sc distinguerredouble, parcequi! y a plus desperanCe dereussir. Le luxe donne cette esperance; cha-cun preud les marcpies de Ia condition quiprecede la sienne. Mais, a force de vouloir sedistinguer', tout devient egal, et on ne se dis-tingue plus: comme tout le monde veut sefaire regarder, on ne remarque persontie.

II resnlte de tout cela une incommodite ge-nerale. Cenx qui excellent dans une profes-sion mettent a leur art le prix quils veuleht;les plus petits talents suivent cet exemplej; ilny a plus dliarmonie entre les besoinsetlesmoyens. Lorsque je suis force de plaider, ilest nccessaire que je puisse payer un avocat;lorsque je suis malade, il faut que je puisseavoir un medecin.

Quelques gens ont pense qiten assemblänttant de peuple dans une capitale on diminuoitle commerce, parceque les liommes nfe sontplus ä une certaine distance les uns des aiitres.Je ne le crois pas ; on a plus de desirs, plus

(i) Dans une gründe ville, dit l'autenrde la fabledes Abeilles, tomc I, p. 1 33 , on s haliille au-dessusde sa qualite pour etre estiine plus quon nest parla mültitude. Cesl un plaisir poiir un esprit foiblepresque aussi grand que celui de 1accoinplissemenlde ses desirs.