LIVRE VII, CHAP. T. 219
rette progression, o, 1, 3 , 7, i 5 , 3 i, 63 , 127.
Dans la republique de Platon (1), le luxeauroit pu so calculer au juste. II y avoit quatresortes de eens etablis. Le premier etoit preci-sement le terme oü linissoit la pauvrete; le se-eond etoit double, le troisieme triple, le qua-trieme quadruple du premier. Dans le premiereens, le luxe etoit ögal a zero; il etoit egal ä undans le second, ä deux dans le troisieme, ätrois dans le quatrieme; et il suivoit jtinsi laProportion arithmetique.
En eonsiderant le luxe des divers peuplesles uns a l’egard des autres, il est dans chaqneetat en raison composee de l’inegalile des for-tunes qui est entre les ciloyens, et de l’inega-bte des ricliesses des divers etats. En Pologne,par exemple, les fortunes sont d’une inegaliteextreme; mais la pauvrete du total empeebequ’il n’y ait autant de luxe que dans un etatplus riebe.
Le luxe est encore en proportion avec lagrandeur des villes, et sur-tout de la cajtitale ien Sorte qu’il est en raison composee des ri-chesses de l’etat , de l’inegalite des fortunesdes par ticuliers, et du nombre d’hommes qu’onassemble dans de certains lieux.
Plus il y a d’bommes ensemble, plus ils sont
(1) Le premier eens etoit le sort liereditairc enterres; et Platon ne vouloit pas qn’on püt avoir enautres effets plus du triple du sort lieredituire. Voyezses Lois, liv. V,