I.IVRE VI, CHIP. XVI. 311
dre, ce qui attaque plus la societe que ce quila clioque moins.
#Un imposteur (i), qui se disoit Constan-« tin Uueas, suscila un grand soulevement a« Constantinople. II fut pris, et condamne aü« fouel: mais, ayant accuse des personneso considerables, il fut condamne, comme ca-«lommalenr, a etre brulev » II est singulierqu’on eut ainsi proportionne les peines entrele crinie de lese-majeste et celui de calomnie.
Cela fait Souvenir d’un mot de Charles II,roi d’Angleterre. II vit, enpassant, un liorameau pilori; il demanda pourquoi il etoit la.« Sire, lni dit-on, c’est parcequ’il a fait des li-<t helles contre vos ministres. Le grand sot!« dit le roi: que ne les ecrivoil-il contre moi ?« on ne lui auroil rien fait. »
« Soixante-dix personnes conspirerent con-«tre l’empereur Basile ( 2 ); il les fit fustiger;« on leur brula les cbeveux et le poil. Un cerf«l’ayant pris avec son bois par la ceinture,« quelqu’un de sa suite tira son epee, coupasa« ceinture, et le delivra. 11 lui fit trancher la« tete, parcequ’il avoit, disoit-il, tire l'epee« contre lui. » Qui pourroit penser que sousle meine prince on eüt rendu ces deux jtige-ments?
C’est un grand mal parmi nous de faire su -bir la meine peine a celui quivolesurungrand
(1) ltisloire delNicepliore, piitriarclie de Constnn-tinople.—(2) Ibid. ■