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I>F. l’ESPRIT DES LOTS.
celles qni ne concernoient que Ies conditionsbasses(i), et qui furent les plus rigoureuses.
Le feroce et insen.se Maximin irrita, pourainsi dire, le gouvernement militaire, qu’ilauroit fallu adoucir. Le senat apprenoit, ditCapitolin (2) , que les uns avoient ete mis encroix, les aulres exposes aux betes, ou enfer-mes dnnsdes peaux de betes recemmenltuees,saus aucun egard pour les dignites.il sembloitvouloir exercer la disripline militaire, sur lemodele de laquelle il pretendoit regier les af-faires civiles.
On trouvera dans les Considerations surla gra.nde.ur des Romains et leur deca-dence (V), comment Constantin cbangea ledespotisme militaire en un despotisme mili-taire et civil, et s’approcha de la monarchie.On y peut suivre les diverses revolutions decet ctat, et voir comment on y passa de larigueur ä l’indolence, et de l’indolence ä l’iin-punile.
CHAPITRE XVI.
De la juste proporlion des peines avec le crime.
Il est essentiel que les peines aient de l’har-monie entre elles, parcequ’il est essentiel quel’on evite plutöt un grand crime qu’nn moin-
(1) Inlimos. Leg. III, §. legis, ad leg. Cornel.de sicariis. —(2) Jul. Cap. JMaximmi duo.—( 3 ) Cli.XVII.