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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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204 BE leSPRIT BES LOTS.

mort, et qui soiwrent le ventre pour Iamom-dre fantaisie, sont-ils corriges ou arretcs parla vue eontinuelle des supplices? et ne sy fa-miliarisenl-ils pas?

Les relations nous disent, au sujet de ledu-cation des Japonais , quil faut traiter ies cn-fants avec douceur, ])arce(|uils sobstinentcontre les peines; que les esclaves ne doiventpoint etre Irop.rudement traites , parcequilsse mettent dabord en defense. Par lespritqrädoit regner dans le gouvernementdomesliquenauroit-on pas pu juger de celui quon devoit]>orter dans le gouvernement politique etcivil?

Un legislateur sage auroit clierclie a rame-ner les esprits par un juste temperament despeines et des recompenses; par des niaxiniesde philosopliie, de morale et de religion, as-sorlies a ces caracteres; par la juste applica-tion des regles de lhonneur; par le supplicede la honte; par la jouissance dun honlieurconslant et dune douce tranquillite; et, silavoit craint que les esprits, accoutumes anetre arretes que par une peine crueile, nepussent plus letre par une plus douce, il au-roit agi (i) dune maniere sourde et insen-sible ; il auroit, dans les cas parlieuliers lesplus graciables, modere la peine du crime,

(i) Rematqnez bien ceei comme uue maxime depratiqne dans les cas oii les esprits ont ete gätes pardes peines trop rigoureuses.