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ploye ccs supplices pourdcs lautes legeres.
Souvent 1111 legislateur qui vcut corriger unmal nc songe qu’a cetle correction : ses yeuxsont ouverls sor cet objet, et fermes sur lesinconvenients. Lorsque le mal est une fois cor-rige, on ne voit plus que la duretd du legisla-tcur : maisil resteun vice daris l’etat, que eclteduret^ aproduif; les esprits sont corrompus,tls se sont accoulumes au despotbme.
Lysandre (i) ayant remporte lavictoiresurles Alheniens, on jugea les prisonniers; onaccusa les -Albaniens d’asoir precipife tons lescaptifs de dcux galeres, et resolu, en pleineassemblee, de conperle poing aux prisonniersqu’ils feroient. 11 s fu reut tous egorges, excepteAdymanle, cpii s’etoit oppose a cc decret. Ly-sandre reproclia ä Philocles, avant de le fairemourir, qu’il avoit deprave les esol its el faitdes lecons de cruaufe ä loute la Grece.
■« Les Argicns , dit Plutarque (2) ^avant fait«mourir quinze ccnts de leurs citoyens, les« Atlieniens firent apporter les sacrifices d’ex-«piation, afin qu’il phitaux dieux dedetour-« ner du coeur des Atlieniens une si enteile« pensee. »
II yadeux genres de corruption; l’un, lors-que le peuple 11’obscrve jioint les lois ; l’autre,lorsqu’il est corrompu par les lois : mal incu-rable, parcequ’il est dans le remede meine.
(1) Xenoplion, Histoire, liv. II. — (2) OKuvresmorales, De ceux qui manicut les affaires d’etat.