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BF. l’eSPRIT DES LOTS.
C'ette loi Valerienne, qui defendoil aux ma-gistrats toutc voie de fait contre un citoyenqui avoit appele au peuplc, n’infiigeoit ä eeluiqui y conlreviendroit que la peine d’etre re-pute mechant (i).
CH AP IT RE XII.
De la puissauce des peines.
Tj’f. xpehie nce a fait remarquer que, dans]es pays oü les peines sout douces, lVsprit ducitoyen pn est frappe comme il l’esl ailleurspar les grandos.
Quelque inconvenient se faif-il sentir dansim CLat, un gouvernement violent veut sou-daiu le corrigcr; et, au lieu de songer ä faireexecuter les anciennes Iqis, onetablitunepeine.crupllo. qui arrete le mal sur-le-cbamp. Mais onuse le ressort du gouvernement: l’imaginationse fait ä cette grande peine, comme eile s’etoitfaite a la moindre; et, comme on diminue laerainlp pour celle-ci, Ton est bientöt forced’etablir l’autre dans tous les cas. Les vols surles grands cliemins etoient communs dans.quelques etats; on voulut les arreter, on in-venta le supplice de la rouc, qui les suspenditpendant cpielque temps. Depuis ce tem])s ona vole comme auparavant sur les grands ehe-mins.
(i) Nihil ultra quam improbc facium adjecit.Tite-Live.