LIVRE VI, CH AP. X. Jgq
C’est tont le contraire däns les crimes(i); lenoble perd l’lionneur et reponsc eil eour, pen-dant que le vilain, qui n’a point d’honneur,eSt puni en son corps.
CHAPITRE XI.
Que, lorsqu'nn peuple est vertueux, il faut peu depeines. ^
Le peuple romain avoit de la probite. Gelteprobite eut lant de force, que souvent le legis-iateur n’eut besoin que de lui montrer le bienjumr le lui faire suivre; il sembloit qu ? au lieud’ordonnanees il suffisoit de lui donner desconseils.
Les peines des lois royales et celles des loisdes douze tables furent presque toutes ötees,dans la rcpublique, soit par une suite de la loiValerienne (2), soit par une consequence de laloi Porcie (3). O11 ne remarqua pas que la re-publique en füt plus mal reglee, et il n’en re-sulta aucune lesion de police.
( 1 ) Vovez le Conseil de l'ierrr Desfontaines, cli.Xlll, siii'-toiu I’articleXXII.—(») Elle fut faiteparValerius Pubiicola bientöl apres l’expulsion desrois ; eile fut renouvelee deux fois, toujours par desmagislrats de la meine famille, conime le dit Tile-Live, I. X. Il n'etoit pas question de lui donner plusde force, niais eben perfeelionner les dispositions.Diliaentius sanctum, dit Tite-Live,i/«i/.—(3) LexPorcia pro tergo civium lala. Elle fut faite en 404de la fonilation de Rome.