xg8 DE l’eSPRIT DES LOIS.
dure, et, cliez les peuples des gouvernementsdespotiques oü il n’y a qu’un liomme exorbi-tammenl favorise de la forlune, taiulis quetout le reste en est outrage, 011 est egalementeruel. La douceur regne dans les gouverne-meiits moderes.
Lorsque nous üsons dans les liistoires lesexemplesdela justiceatroce des sultans, noussenlons avec une espece de douleur les mauxde la nature liumaine.
Dans les gouvernements moderes, tout,pour un bon legislatcur, peut servil- a formerdes peines. N’est-il pas bien extraordinaire qu’äSparte une desp rincipales fut de nepouvoirpre-ter sa femme ä un autre, ni recevoir celle d’unautre; de n’etre jamais dans sa maison qu’avecdes vierges ? En un mot, tout ce que la loi ap-pelle une pe'ine est effectivement une peine.
CH AP IT RE X.
Des anciennes lois fraucaises.
C’est bien dans les anciennes lois francaisesque l’on trouve l’esprit de la monarcbie. Dansle cas oü il s’agit de peines pecuniai'res, lesnon nobles sont moins punis que les nobles (i).
(i) «Si, cnmnie pour briser im arret, les nonnobles doivent une amende de quaraute sous, el. les« nobles de soixante livrcs. » Somme rurale, li v. II,p. 198 , edit. got. de l’an i5i2; et l’eaumanoir, cli.LXI, p. 3 og.